Retrouvailles avec le village de mon enfance
Noyant sur Allier fête le cinquantenaire des rapatriés d’Indochine
Pour la première fois depuis plus de 10 ans, je suis retournée en Auvergne chez ma grand-mère, dans un tout petit village de 900 habitants seulement : Noyant sur Allier. Que de souvenirs et de nostalgie en retrouvant ces lieux où j’ai passé tous les étés de mon enfance. Les allées des corons portent toutes un nom de fleur, allée des jasmins pour la maison de mes grands parents.
Noyant est un ancien village minier bâti sur le principe des corons comme dans le nord de la France. La mine de charbon a fermé ses portes en 1943 et les ouvriers de la mine ont quitté les corons. Noyant a accueilli des réfugiés d’Indochine en 1956, pour la plupart venus du Vietnam. Mes grands parents ont fait partie de cette vague de rapatriés.
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L’heure était à la célébration le week-end de l’Assomption, l'anniversaire du cinquantenaire de l'arrivée de ces nouveaux habitants. Expo de photo, reconstitution d’une vraie rizière, visite du musée de la mine de charbon, danses et dégustation. Malheureusement, je n’étais pas au rendez-vous mais seulement de passage éclair une semaine plus tard.
Aujourd’hui, Noyant est devenu un petit site touristique que l’on peut visiter avec sa vieille église romane, son donjon du XVe siècle, le musée de la mine et la pagode bouddhiste construite depuis 1984 je crois. Qui aurait cru il y a plus de 20 ans que le village serait cité un jour dans le guide du Routard?
J’ai retrouvé sur des sites Internet parlant de Noyant, cette vieille photo de classe sur laquelle je figure. Et oui, j’ai fait 1 an de maternelle avec Mme Laronde, la maîtresse d’école qui habite encore aujourd’hui en face de chez ma grand-mère.
Un petit quizz, qui sera capable de reconnaître la petite Ramona?
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